Foire Aux Questions

VOUS TROUVEREZ SUR CETTE PAGE TOUTES LES REPONSES À VOS QUESTIONS.

QUESTIONs

« Le cancer est une ALD, qu’est-ce qu’une ALD ?« 

CANCER ET DIABETE 

Des affections de longue durée (ALD)

Une affection de longue durée exonérante est une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, ouvrant droit à l’exonération du ticket modérateur (sur la base du tarif de la Sécurité sociale) pour les soins et traitements liés à cette pathologie. La participation forfaire de 1 € sur toutes les consultations ou actes réalisés par un médecin, mais également sur les examens radiologiques et les analyses de biologie médicale, mais aussi la franchise médicale sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports et le forfait hospitalier correspondant à la participation du patient aux frais liés à son hospitalisation peuvent toutefois rester à votre charge.

Des affections de longue durée inscrites sur une liste établie par le ministre de la Santé

La liste des ALD, fixée par l’article D. 322-1 du Code de la Sécurité sociale, a été actualisée par le décret n°2011-77 du 19 janvier 2011 et par le décret n°2011-726 du 24 juin 2011* :

  • accident vasculaire cérébral invalidant ;
  • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;
  • artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;
  • bilharziose compliquée ;
  • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
  • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
  • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH) ;
  • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
  • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;
  • hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ;
  • hémophilies et affections constitutionnelles de l’hémostase graves ;
  • maladie coronaire ;
  • insuffisance respiratoire chronique grave ;
  • maladie d’Alzheimer et autres démences ;
  • maladie de Parkinson ;
  • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;
  • mucoviscidose ;
  • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
  • paraplégie ;
  • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
  • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
  • affections psychiatriques de longue durée ;
  • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;
  • sclérose en plaques ;
  • scoliose idiopathique structurale évolutive ;
  • spondylarthrite grave ;
  • suites de transplantation d’organe ;
  • tuberculose active, lèpre ;
  • tumeur maligne , affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

D’autres affections

D’autres affections peuvent faire l’objet d’une prise en charge à 100 % :

  • Des affections non inscrites sur la liste (ALD 31) et répondant aux critères suivants : le malade est atteint soit d’une forme grave d’une maladie soit d’une forme évolutive ou invalidante d’une maladie grave et nécessitant un traitement d’une durée prévisible supérieure à six mois et particulièrement coûteux.
  • De plusieurs affections entraînant un état pathologique invalidant (ALD 32) nécessitant un traitement d’une durée prévisible supérieure à six mois et particulièrement coûteux.

L’ÉTABLISSEMENT DU PROTOCOLE DE SOINS

Établi par votre médecin traitant, en concertation avec les autres médecins qui suivent votre affection de longue durée (ALD) exonérante, le protocole de soins est élaboré pour vous permettre d’être bien informé sur les actes et les prestations nécessaires au traitement de votre ALD, et d’être exonéré du ticket modérateur [243] pour leur prise en charge. Il est établi pour une durée déterminée.

Ce document permet aussi une meilleure circulation de l’information et une meilleure coordination entre votre médecin traitant et les médecins spécialistes qui vont vous suivre.

Il est destiné à être envoyé par votre médecin à votre caisse d’Assurance Maladie sous format papier ou transmis sous format dématérialisé grâce au protocole de soins électronique (PSE).
Si votre médecin utilise le PSE pour en faire la demande, la prise en charge en ALD peut être accordée très rapidement pour la plupart des ALD appartenant à la liste pré-établie par décret du ministre de la Santé

PROTOCOLE DE SOINS : VOS BÉNÉFICES ET ENGAGEMENTS

Le protocole de soins vous permet de bénéficier de l’exonération du ticket modérateur pour les soins et les traitements en lien avec votre affection de longue durée (ALD).
Conformément au secret médical, ce document n’est destiné qu’aux médecins qui vous soignent ou aux médecins conseil de l’Assurance Maladie.

Source : https://www.ameli.fr/

« Comment sont remboursés les malades du cancer, soins et arrêts maladie« 

Les aides financières en cas de cancer

Le cancer est la première cause de mortalité en France. Cette maladie redoutée, considérée comme la pire de toutes, voit fort heureusement un nombre important de patients en guérir.

En cas de cancer, vous pouvez vous adresser à un grand nombre d’organismes pour bénéficier d’aides comme :

  • Des aides financières ;
  • Des aides de la Ligue contre le Cancer ;
  • Différentes formes d’arrêts et des indemnités journalières.

S’il reste encore de nombreux progrès à accomplir pour que les malades puissent bénéficier de meilleures conditions de vie, nous vous détaillerons dans cet article l’ensemble des aides destinées aux personnes atteintes par le cancer.

En cas de cancer, vous pouvez bénéficier de différents dispositifs d’aides financières si vous remplissez les conditions d’attribution de ces derniers.

La prise en charge de la Sécurité Sociale

En cas de cancer, si vous être affilié au régime général de la Sécurité Sociale, vos frais médicaux seront pris en charge à 100 %.

En effet, le cancer fait partie de la liste des affections longue durée (ALD).

Pour certains matériels qui ne sont pas spécifiques au traitement du cancer, comme le port d’une perruque, le remboursement s’effectue sur la base du tarif interministériel des prestations sanitaires (TIPS). Il vous faudra ainsi régler la différence avec le prix d’achat de ladite perruque.

Les aides de la Ligue contre le Cancer

Comme le cancer peut vous fragiliser économiquement, la Ligue contre le Cancer soutient chaque année des milliers de familles et leur allouant des aides financières.

Les aides financières accordées par la Ligue contre le Cancer ont un caractère ponctuel et sont généralement complémentaires de dispositifs d’aides sociales.

Pour votre demande d’aide, vous devrez contacter le comité départemental de la ligue de votre lieu de résidence.

Ces aides peuvent vous être accordées si :

  • L’absence de ressources menace votre vie quotidienne ;
  • La maladie entraîne des frais supplémentaires ;
  • Vos projets de vie doivent être soutenus dans un objectif de reconstruction.

Par exemple, si vous avez besoin d’une aide-ménagère ou que vos frais médicaux ne sont pas pris en charge, vous pouvez demander une aide financière.

En moyenne, en 2020, vous percevrez 361 € de la part de la Ligue du Cancer pour vous aider à améliorer votre quotidien face à la maladie.

Les aides à domicile

Si votre état de santé vient à se dégrader, vous pourriez avoir besoin de recourir à une aide à domicile pour vous aider dans votre quotidienne.

Par exemple, cette professionnelle peut vous assister pour :

  • Les courses ;
  • Le garde de vos enfants ;
  • Le ménage ;
  • La toilette ;
  • Etc.

De plus, selon vos revenus et votre situation, vous pouvez prétendre à des allocations comme :

  • L’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) ;
  • La majoration pour tierce personne (MTP) ;
  • Un ensemble d’aides sociales de la part des centres communaux d’action sociale (CCAS).

Enfin, si votre état de santé nécessite la présence permanente d’une personne à vos côtés, il vous est possible de demander une garde à domicile disponible.

L’ensemble non exhaustif de ces interventions peut être financé partiellement par différentes institutions, pour lesquelles vous devrez généralement constituer un dossier à l’aide d’un assistant social.

Cette participation sous conditions de ressources peut intervenir via :

  • L’Assurance Maladie ;
  • La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ;
  • Les centres communaux d’action sociale (CCAS) ;
  • Les chèques emploi service universels ;
  • Les conseils généraux en charge de l’aide sociale légale ;
  • La Ligue contre le Cancer ;
  • Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Dans le cadre de leur action sociale, les institutions de retraite peuvent également participer au financement de services à la personne.

Si vous avez au moins soixante ans, vous pouvez bénéficier :

  • De l’aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH) ;
  • De l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ;
  • Du plan d’actions personnalisé.

Pour en savoir plus sur l’ensemble de ces aides, contactez ces différents organismes. Pour connaître votre éligibilité et le montant de vos aides sociales, notre simulateur est là pour vous.

Les différents congés

Si vous souffrez d’un cancer, vous ne pourrez généralement pas travailler durant une période de soins. Pour vous aider, vous pouvez bénéficier de différents congés.

L’arrêt maladie

Pour bénéficier d’un arrêt maladie, votre médecin vous fournit premièrement un arrêt de travail. Vous devrez dans les quarante-huit heures suivantes fournir les deux premiers volets de ce document à votre CPAM, puis le troisième volet à votre employeur.

Si vous souhaitez bénéficier d’un mi-temps thérapeutique, vous devez en faire la demande à votre médecin ainsi qu’à votre employeur. Vous toucherez ainsi les indemnités de votre CPAM et le complément de votre employeur.

Enfin, si vous avez au moins soixante ans, vous pouvez faire valoir vos droits à la retraite.

Les indemnités journalières

Une personne atteinte d’un cancer peut bénéficier d’un arrêt maladie dont la durée dépend de son état et des avis médicaux.

Après un délai de carence de trois jours, l’Assurance Maladie verse des indemnités journalières pour compenser la perte de revenus engendrée par cet arrêt de travail.

Cette aide, calculée sur la base des salaires bruts des trois ou douze derniers mois, est versée tous les quatorze jours.

En plus de notre outil de simulation en ligne,

L’arrêt de travail pour un enfant malade

Les parents d’un enfant atteint d’un cancer peuvent bénéficier d’un congé enfant malade, d’une durée d’un mois par année.

Ainsi, la Sécurité Sociale peut vous verser un mois d’indemnités journalières pour rester auprès de votre enfant.

Le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale vous permet d’assister un proche dont la pathologie met en danger son pronostic vital.

D’une durée de trois mois maximum, il est renouvelable une fois et peut être pris en continu ou fractionné par période de sept jours au minimum. En cas de décès du malade au cours du congé, vos droits expirent automatiquement trois jours après le décès.

Durant votre congé, vous toucherez alors l’allocation de présence parentale versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF).

Comme le montant de cette allocation dépend de votre situation, utilisez notre simulateur pour estimer rapidement vos droits.

L’allocation adultes handicapés (AAH)

L’allocation adultes handicapés est une aide financière versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) vous permettant d’assurer un minimum de ressources si votre maladie vous empêche de travailler normalement.

Pour bénéficier de cette aide sociale, vous devez être atteint d’un certain taux d’incapacité et ainsi être reconnu comme personne en situation de handicap par la CDAPH. Ce taux d’incapacité doit être d’au moins 80 %. S’il est compris entre 50 % et 79 %, vous pouvez faire une demande d’AAH, à condition que votre handicap représente une restriction durable d’accès à l’emploi.

De plus, vous devrez également respecter les conditions suivantes :

  • Être âgé d’au moins vingt ans ;
  • Résider en France de manière permanente ou régulière ;
  • Respecter le plafond de ressources en place.

Ainsi, vos ressources annuelles ne doivent dépasser 10.320 € si vous vivez seul, et 19.505 € si vous vivez en couple. Pour chaque enfant à charge, le plafond sera augmenté de 5.160 €.

L’AAH vous est attribuée pour une période d’une à deux années, renouvelable en fonction de l’évolution de votre handicap, ou indéfiniment si votre handicap est égal à au moins 80 % et que votre situation n’est pas amenée à s’améliorer.

En 2020, le montant de l’AAH varie selon un certain nombre de facteurs et vient compléter les éventuelles autres ressources de la personne en situation de handicap. Pour connaître le montant de votre AAH, utilisez notre simulateur d’aides sociales gratuitement.

L’aide médicale de l’Etat (AME)

L’aide médicale de l’État (AME) est un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins.

Pour en bénéficier, vous devez respecter les conditions suivantes :

  • Vous devez résider en France de manière irrégulière ;
  • Vous devez respecter le plafond de ressources en place.

Le plafond pour l’accès à l’AME selon votre situation familiale est le suivant :

Composition du foyerPlafond annuel de ressources
Une personne9.032 €
Deux personnes13.548 €
Trois personnes16.258 €
Quatre personnes18.967 €
Par personne supplémentaire3.613 €

L’AME donne droit à la prise en charge à 100 % de vos soins médicaux et hospitaliers dans la limite des tarifs de la Sécurité Sociale.

Si cette aide financière est gratuite, vous devrez en faire la demande auprès de la d’une association agréée, du CCAS, de la CPAM ou des services sanitaires et sociaux.

Source : https://www.mes-allocs.fr/

qu’est-ce que le cancer LM ?

Cancer LM : 

Métastases leptoméningées 

Zachary A. Corbin, MD, MHS; Seema Nagpal, MD 

Informations sur l’article JAMA Oncol. 2016; 2 (6): 839. doi: 10.1001 / jamaoncol.2015.3502

Les métastases leptoméningées (LM) se produisent lorsque le cancer se propage aux membranes  tapissant le cerveau et la moelle épinière. 

Les leptoméninges sont les membranes tapissant le cerveau et la moelle épinière. Le liquide céphalo rachidien (LCR) se trouve entre ces membranes . Le cancer à cet endroit a de nombreux noms  différents, y compris LM méningite néoplasique et méningite carcinomateuse . Les cellules  cancéreuses peuvent voyager vers les leptoméninges à partir d’autres parties du corps via des  vaisseaux sanguins ou se propager directement à partir des os de la colonne vertébrale. 

Quels sont les symptômes de la LM et comment est-elle diagnostiquée? 

Les symptômes de LM résultent de cellules cancéreuses obstruant les sorties normales du LCR,  provoquant une accumulation de liquide et une augmentation de la pression dans le cerveau. Cette pression accrue peut provoquer des symptômes vagues mais inconfortables, notamment des maux de  tête (souvent pires le matin), des nausées, des changements de vision et des difficultés à  marcher. Les cellules cancéreuses peuvent également perturber les nerfs sortant du cerveau,  provoquant un engourdissement, une faiblesse ou une douleur. 

Une suspicion de LM peut survenir si ces symptômes se développent chez une personne atteinte d’un  cancer connu pour se propager au système nerveux, tel qu’un cancer du poumon ou du sein. Dans de  nombreux cas, LM peut être vu sur l’imagerie par résonance magnétique. Cependant, le meilleur test  pour LM est d’obtenir un échantillon de LCR en effectuant une ponction lombaire (ponction lombaire),  c’est-à-dire lorsqu’une aiguille est insérée dans le dos entre les os de la colonne vertébrale, en  dessous du niveau de la moelle épinière. Le LCR est examiné pour les cellules cancéreuses au  microscope. Les chercheurs travaillent également sur des tests plus récents et plus précis à la  recherche de signatures ADN. 

Comment le LM est-il traité? 

Malheureusement, la LM reste incurable, de sorte que les traitements sont souvent orientés vers les  symptômes. Cependant, pour certains cancers, les nouvelles thérapies ont considérablement amélioré  les pronostics. 

Le traitement de la LM est basé sur 2 principes directeurs: (1) réduire la pression sur le cerveau  causée par toute accumulation de LCR, et (2) réduire le nombre de cellules cancéreuses provoquant  la pression. 

Si la pression du LCR est élevée, elle peut être réduite par ponction lombaire ou par l’utilisation de  certains médicaments. Si nécessaire, un drain plus permanent, appelé shunt , peut être placé par un  neurochirurgien. 

Un sous-ensemble de médicaments, y compris certaines des thérapies orales ciblées les plus  récentes, peut traverser la barrière hémato-encéphalique et peut être utilisé pour traiter la  LM. D’autres médicaments peuvent être administrés directement dans le LCR via un port spécial  placé dans le cerveau par un neurochirurgien. La radiothérapie peut également être utilisée pour tuer  les cellules cancéreuses sur les leptoméninges. L’irradiation peut être une partie importante du  traitement si la pression est très élevée ou si les signes ou symptômes de douleur, d’engourdissement  ou de faiblesse sont importants. 

Les patients atteints de LM doivent consulter un médecin qui traite régulièrement LM et qui est  le plus à jour sur les médicaments qui pénètrent la barrière hémato-encéphalique, la façon de  traiter les symptômes de LM et les essais cliniques qui pourraient inclure des patients atteints  de LM. 

« Qu’est-ce que le cancer du sein ?« 

Comprendre le cancer du sein

Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez la femme. Dans 95 % des cas, il s’agit d’un adénocarcinome. Certains facteurs de risque de cancer du sein sont connus. Détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10.

LE CANCER DU SEIN : LE CANCER DE LA FEMME LE PLUS FRÉQUENT

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent des cancers féminins

Près d’une femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie.

En 2015, près de 600 000 personnes bénéficiaient d’une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour un cancer du sein.

En 2018, en France, on estime que :

  • près de 59 000 nouveaux cancers du sein ont été détectés,
  • plus de 12 100 décès ont été attribués à ce cancer.

Plus le cancer du sein est détecté tôt, plus il se soigne facilement, et plus les chances de guérison sont élevées. On observe 99 % de survie à 5 ans pour un cancer détecté à un stade précoce et seulement 26 % pour un cancer diagnostiqué à un stade tardif. Il est donc essentiel de faire les mammographies de dépistage, même en l’absence de tout symptôme ! Dès l’âge de 25 ans et en l’absence de symptômes, un examen clinique des seins par un médecin, une fois par an, est recommandé.

ANATOMIE DU SEIN

Chaque sein contient une glande mammaire composée de 15 à 20 compartiments séparés par du tissu graisseux.

Chacun de ces compartiments est constitué de « lobules » et de « canaux ». Le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement, les canaux transportent ensuite le lait vers le mamelon.

La glande mammaire est entourée d’un tissu de soutien composé de fibres, de graisse et de vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Les seins féminins sont composés de quatre éléments.

Le mamelon, partie externe du sein, est situé à l’extrémité antérieure du sein. Du mamelon partent plusieurs canaux galactophores, menant aux lobules. Ces dernières sont des glandes, situées à l’intérieur du sein et produisant le lait après un accouchement. Ces quatre éléments forment la glande mammaire, située sur la partie antérieure du sein.

Le reste du sein est constitué d’un espace graisseux rétro-mammaire. Cette graisse sous cutanée est située entre la glande mammaire et les muscles pectoraux de la poitrine.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE CANCER DU SEIN

Les cancers du sein les plus fréquents (95 % des cas) sont des adénocarcinomes. Ils se développent :

  • le plus souvent à partir des cellules des canaux, on parle de cancer canalaire ;
  • ou plus rarement à partir des cellules des lobules, on parle de cancer lobulaire.

Il existe d’autres types de cancers du sein beaucoup plus rares.

Selon le stade d’évolution, on distingue :

  • le cancer du sein non infiltrant ou in situ ; les cellules cancéreuses sont confinées aux canaux et aux lobules ;
  • le cancer du sein infiltrant aussi appelé carcinome infiltrant ; les cellules cancéreuses envahissent le tissu mammaire et peuvent s’étendre et affecter les tissus avoisinants. Elles peuvent aussi atteindre d’autres parties du corps pour former des métastases.

LES FACTEURS DE RISQUE DU CANCER DU SEIN

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Plusieurs facteurs de risque jouant un rôle dans son développement ont été identifiés.

L’âge et le sexe : principaux facteurs de risque de cancers du sein

  • L’âge : près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans.
  • Le sexe : 99 % des cancers du sein surviennent chez la femme. La durée d’exposition aux hormones féminines, avec en particulier la prise de certains traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, semble être un facteur de risque. D’autres facteurs de risque sont débattus : règles précoces (avant 12 ans), ménopause tardive (après 50 ans), absence de grossesse ou grossesse tardive (après 35 ans), absence d’allaitement.

Les antécédents familiaux et personnels qui augmentent le risque de cancer du sein

  • Les antécédents familiaux : le risque augmente si une parente du premier degré (mère, sœur, fille) a déjà eu un cancer du sein et plus particulièrement avant la ménopause. Il est important de le signaler à votre médecin traitant.
  • Les prédispositions génétiques : dans 5 à 10 % des cancers du sein, une altération génétique des gènes BRCA1 ou BRCA2 est retrouvée, cette forme de cancer du sein est héréditaire. Le cancer du sein dans sa forme familiale ou héréditaire est une maladie rare . Vous souhaitez vous informer sur cette maladie, vous exprimer librement et être écouté : Contactez Maladie Rares Info Service (site externe) au 01 56 53 81 36. Une équipe de professionnels répond à toutes vos questions.
  • Les antécédents personnels de cancer du sein ou d’hyperplasie atypique du sein : si vous avez eu un cancer du sein, vous avez plus de risque de développer un autre cancer du sein (du même côté ou du côté opposé).
  • Les antécédents personnels d’irradiation du thorax : par exemple radiothérapie pour un autre cancer…

Habitudes de vie et comportements en cause dans la survenue du cancer du sein

  • L’alcool : une consommation régulière augmente les risques de cancer du sein. En 2018, 8 700 cancers du sein sont attribuables à la consommation d’alcool.
  • Le surpoids et l’obésité : le cancer du sein peut notamment toucher les femmes ménopausées qui souffrent de surpoids ou d’obésité. En 2018, 4 900 cas de cancers du sein étaient attribuables à un surpoids ou une obésité.
  • Le tabac : on estime à 2 600 cas de cancer du sein attribuables au tabagisme chez les femmes de 30 ans et plus.
  • Une alimentation déséquilibrée (faible consommation en fruits, légumes, fibres alimentaires et produits laitiers ainsi qu’une consommation élevée en viandes rouges et en viandes transformées) représente un risque de cancer du sein. On estime à 2 500 cas en 2018 attribuables à une alimentation déséquilibrée.
  • Le manque d’activité physique est également en cause. 2 500 nouveaux cas de cancer du sein dont 1 700 chez des femmes ménopausées. À l’opposé, l’activité physique diminue le risque de cancer du sein après la ménopause.

Ces facteurs de risque sont évitables grâce à des changement d’habitude de vie.

Source : https://www.ameli.fr/

« Les traitements du cancer du sein« 

« L’oncologie et sa prise en charge ?« 

L’Oncologie

Les oncologues sont des médecins spécialistes qui diagnostiquent et traitent les cancers. Vous souhaitez savoir si la Sécurité Sociale et votre mutuelle santé vous remboursent une consultation ? Voici ce qu’il faut savoir.

Consultation d’un oncologue

Quand consulter un oncologue ?

L’oncologue est un médecin spécialiste qui étudie, diagnostique et traite les patients atteints de cancer. Il existe trois sortes d’oncologues : les médicaux (soignent avec des médicaments), les hématologues (traitent les tumeurs du sang) et les radiothérapeutes (traitent avec des rayons). Dans ce cadre, l’oncologue peut donc être amené à intervenir dans les cas suivants :

Combien coûte une consultation chez un oncologue ?

L’oncologue en tant que médecin spécialiste est remboursé par la Sécurité Sociale, mais une consultation peut s’avérer coûteuse. Tout dépend de la cause du rendez-vous, mais aussi de la convention du médecin (secteur 1 ou 2).

Voici un tableau récapitulatif des prix d’une consultation chez l’oncologue cancérologue :

CONSULTATIONPRIX (€)TARIF DE BASE (€)REMBOURSEMENT (%)RESTE À CHARGE (€)
Oncologue secteur 125€25€70%7,50€
Oncologue secteur 2Honoraires libres23€70%6,90€ + dépassements

Remboursement de l’oncologie par la Sécurité Sociale

La cancérologie est une médecine remboursée à hauteur de 70% par la Sécurité Sociale sur le tarif de base, qui est de 25€ pour un médecin conventionné secteur 1. Hors du parcours de soins, le remboursement tombe à 30%. Il est donc recommandé de d’abord passer par son médecin traitant et obtenir une ordonnance avant de consulter un oncologue.

Pour les oncologues de secteur 2 ou non conventionnés, tout dépassement d’honoraires sera à la charge de l’assuré ou de sa mutuelle santé, en fonction des garanties souscrites. Le tarif de base pour les spécialistes de secteur 2 est de 23€, qui applique un tarif libre.

Un patient dans le cadre d’une ALD ou pouvant bénéficier de la CSS aura un remboursement par la Sécurité Sociale à hauteur de 100% du tarif de base.

Remboursement de l’oncologie par la mutuelle

Il est important d’avoir une bonne mutuelle lorsqu’on consulte des médecins spécialistes tels que les cancérologues. En effet, sans une bonne couverture, ce qui ne sera pas payé par l’Assurance maladie sera à votre charge. Il faut savoir que les oncologues peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires importants.

Vérifiez donc que votre mutuelle santé peut prendre en charge au moins 200% de la base de remboursement de la Sécurité sociale, sans quoi elle ne s’avère pas profitable.

En France, le cancer du sein concerne une femme sur 10 en moyenne. C’est pourquoi les autorités publiques accordent une importance majeure à la prévention du cancer du sein et à son dépistage précoce.

  1. Les facteurs qui augment les risques de cancer du sein
  2. Dépistage du cancer du sein : la mammographie
  1. Les traitements du cancer du sein

70% environ des cas de cancers du sein surviennent sans risque apparent connu. Toutefois, il existe bel et bien des facteurs de risque du cancer du sein.

Les facteurs qui augmentent les risques de cancer du sein

  • L’hérédité : dans 5 à 10% des cas de cancer du sein, il s’agit d’un facteur génétique. En cause, la mutation de 2 gènes BRCA1 et BRCA2 qui semblerait prédisposer à la survenance du cancer du sein qui pourrait, par ailleurs, se déclarer plus précocement vers 40-45 ans ;
  • Les antécédents familiaux : une femme dont un membre de la famille proche a eu un cancer du sein, a deux fois plus de risques d’en développer un ;
  • Une grossesse tardive : une grossesse survenant après 35 ans est un facteur de risques ;
  • Une ménopause tardive : les ménopauses survenant après 55 ans ;
  • L’âge : il est généralement reconnu qu’après 55 ans, la femme est plus exposée au risque ;
  • L’alcool : une consommation régulière d’alcool augmente les risques ;
  • Le tabagisme : selon des études, le tabagisme augmenterait les risques, surtout s’il a commencé tôt ;
  • L’obésité : augmente les risques, en particulier après la ménopause.

Dépistage du cancer du sein : la mammographie

Qu’est-ce qu’une mammographie ? A quel moment faut-il faire une mammographie ? Examen de référence pour le dépistage du cancer du sein, la mammographie est une radio des seins.

Les 2 types de mammographie

  • La mammographie diagnostique : vous vous plaignez d’une douleur au sein ou vous constatez une anomalie, telle qu’une boule, un creux, un écoulement ou encore une rougeur ? Votre premier réflexe doit être de faire une mammographie.
  • La mammographie préventive : vous avez entre 50 et 74 ans ? Dans le cadre d’une campagne de prévention, le dépistage organisé, menée par les pouvoirs publics, les femmes ayant entre 50 et 74 ans sont invitées à subir gratuitement une mammographie, tous les 2 ans. Et ce, même si elles ne se plaignent d’aucune douleur.

L’invitation au dépistage organisé, que vous recevez après 50 ans, vous dispense de la nécessaire prescription de votre médecin traitant ou d’un gynécologue. Cette prescription reste obligatoire dans le cadre d’une mammographie passée avant 50 ans, pour le remboursement de la sécurité sociale.

Ainsi, dans le cadre du dépistage organisé, la mammographie est prise en charge à 100% par l’assurance maladie et vous êtes dispensé de l’avance de frais santé.

En revanche, pour les actes complémentaires, si vous faites une échographie par exemple, vous serez remboursé à 70% sur la base du tarif conventionné, si vous respectez le parcours de soins coordonnés.

Si vous êtes couvert par une mutuelle santé, le remboursement de votre mammographie, hors dépistage organisé, ou pour les actes complémentaires sera plus important. Comparez les mutuelles sur LeLynx.fr !

Les traitements du cancer du sein

Les avancées médicales de ces dernières années ont permis de trouver plusieurs traitements capables de venir à bout des cancers du sein. Ainsi, la plupart des cancers du sein aboutissent à une guérison.

Ainsi, en France, 72,8% des cas de cancer du sein sont guéris et le taux de survie à 5 ans, c’est-à-dire que le patient est toujours en vie 5 ans après le diagnostic du cancer, est le meilleur d’Europe, puisqu’il atteint 83,1%.

Traitement du cancer du sein par la chirurgie

Traitement le plus courant pour venir à bout du cancer du sein, la chirurgie consiste :

  • Soit en une tumorectomie : pour les tumeurs de moins de 3 cm, c’est l’ablation complète de la tumeur, en conservant le reste du sein ;
  • Soit en une mastectomie : pour les tumeurs plus volumineuses, c’est l’ablation totale de la glande mammaire, en conservant les muscles pectoraux.

Radiothérapie, chimiothérapie et hormonothérapie

Au-delà de la chirurgie, d’autres traitements peuvent être employés, seuls ou conjugués pour venir à bout des cancers du sein :

  • La radiothérapie : c’est la destruction des cellules cancéreuses à l’aide de radiations à haute énergie. Le traitement du cancer du sein par radiothérapie a une durée moyenne comprise entre 5 et 6 semaines ;
  • La chimiothérapie : c’est l’usage et la diffusion de substances chimiques, pour détruire les cellules des tumeurs cancéreuses ;
  • L’hormonothérapie : c’est l’utilisation d’hormones mâles, androgènes, contre l’action des œstrogènes, hormones femelles qui stimulent les cancers du sein.

Le remboursement des implants mammaires après traitement

Attention, le port de prothèses mammaires ne doit se faire qu’après une parfaite cicatrisation et 3 mois après la fin des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie.

Le remboursement des implants mammaires est annuel et se fait sur présentation d’une prescription établie par votre médecin traitant. Les implants mammaires, dans le cadre de la chirurgie réparatrice après le cancer du sein, sont pris en charge par la sécurité sociale à hauteur d’une certaine somme.

En bénéficiant d’une mutuelle santé, la différence entre le remboursement de la sécurité sociale et les frais réels pour les prothèses mammaires peut être prise en charge en partie ou en totalité.

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L’assurance SOA propose justement une solution pour accompagner les femmes pour lesquelles un cancer du sein a été diagnostiqué en leur permettant notamment d’accéder à des soins complémentaires, « de compenser une baisse de revenus ou tout simplement de se faire aider pour faciliter la vie quotidienne de leur foyer. »

Source : https://www.lelynx.fr/